Le fichier GPX à vélo, le guide pour s’en servir vraiment
Tout le monde en échange et presque personne ne sait ce qu’il y a dedans. C’est pourtant la raison pour laquelle un parcours passe d’une application à l’autre.
Le fichier GPX est la seule chose que toutes les applications de vélo savent lire. Strava, Komoot, Garmin, Ride with GPS, ton compteur, le site du club. Chacun a son format préféré, et chacun accepte le GPX.
C’est ce qui en fait la monnaie d’échange. Un parcours qui passe d’un outil à l’autre passe presque toujours par là.
Ce qu’un fichier GPX contient, et ce qu’il ne contient pas
C’est un fichier texte. Une liste de points, chacun avec une latitude, une longitude et le plus souvent une altitude. Parfois l’heure de passage, quand le fichier vient d’une sortie réellement enregistrée.
Il ne contient pas de carte. Il ne contient pas la puissance, ni la fréquence cardiaque, ni la cadence. Il ne contient pas d’instructions de navigation du genre tourne à droite. Tout ça est ajouté par le programme qui l’ouvre, ou perdu en route.
Comprendre cette limite règle la moitié des questions. Si ton parcours arrive sans flèches sur le compteur, ce n’est pas un fichier abîmé. C’est un fichier qui n’a jamais eu de flèches.
Ouvrir un fichier GPX qu’on t’a envoyé
Le double-clic ne fait rien, parce qu’aucun système ne connaît ce format d’origine. Il faut le déposer sur une page qui sait le lire, ou l’ouvrir avec un programme désigné à la main.
Les cas qui bloquent sont toujours les mêmes, extension renommée par la messagerie, archive à décompresser, téléchargement coupé. Le détail est dans notre guide pour ouvrir un fichier GPX, avec les trois vérifications à faire dans l’ordre.
Sortir un fichier GPX de Strava
Strava garde tout et ne le rend pas d’un seul geste. L’export d’une activité, l’export d’un itinéraire et l’archive complète du compte sont trois manœuvres différentes, à trois endroits différents.
Et ce qui descend n’est pas toujours un GPX. L’archive complète arrive compressée, avec des fichiers FIT à l’intérieur. Notre guide pour exporter un GPX depuis Strava reprend les trois chemins.
Dépose ton GPX et vois le vent que tu auras dessus, tronçon par tronçon.
Ouvre ton parcours dans MoguWind Plan →Mettre un fichier GPX sur ton compteur vélo
Deux voies. Garmin Connect, qui recalcule le parcours et fabrique les indications de virage. Ou le câble USB, qui dépose le tracé brut dans un dossier de l’appareil.
La seconde est plus rapide et ne dépend d’aucune synchronisation. Elle donne une ligne à suivre, sans les flèches. Le choix entre les deux, et les cas où l’appareil refuse le fichier, sont traités dans notre guide pour importer un GPX sur Garmin.
Créer un fichier GPX au lieu d’en recevoir un
Tracer un parcours sur une carte produit un GPX à l’arrivée. La partie technique est triviale, la partie qui compte tient aux décisions, la distance visée, le profil de vélo, le sens de la boucle.
C’est le sujet de notre guide pour créer un parcours vélo, qui parle davantage de ces choix que du dessin lui-même.
GPX, TCX et FIT, trois formats qui circulent
Le GPX est du texte et passe partout. Le TCX est du texte aussi et transporte en plus les données d’entraînement. Le FIT est binaire, illisible dans un éditeur, et c’est ce que ton compteur enregistre vraiment.
Le test est rapide. Ouvre le fichier avec un éditeur de texte. Si tu lis des balises, c’est un GPX ou un TCX. Si tu ne vois que des caractères sans queue ni tête, c’est un FIT et il faudra le convertir.
Quelle taille pour un fichier GPX
Une trace enregistrée seconde par seconde sur cinq heures contient des dizaines de milliers de points, et les anciens compteurs décrochent bien avant. Un parcours tracé à la main en contient quelques centaines et se charge sans broncher.
Si tu envoies un fichier à quelqu’un, un tracé simplifié lui rendra service. La ligne est la même, le fichier pèse dix fois moins, et il s’ouvre partout.
Un fichier GPX dit où tu habites
Un fichier enregistré depuis ta porte commence devant ta porte, à quelques mètres près. Tant qu’il reste chez toi, aucun problème. Le jour où tu l’envoies au groupe ou que tu le publies, l’adresse part avec.
La parade tient en une idée, couper les premiers et les derniers kilomètres. Sur MoguWind, c’est une case à cocher au moment où tu déposes le fichier, et elle n’est pas cochée d’avance : tu décides. Ce qui arrive par une connexion à Strava ou à Ride with GPS, lui, est recadré sans que tu aies à le demander.
C’est aussi pour ça qu’un parcours doit faire au moins six kilomètres pour être traité. En retirant deux kilomètres de chaque côté, il ne resterait pas grand-chose à regarder.
Ce qu’un GPX ne te dira jamais
Le fichier sait par où tu passes et combien ça grimpe. Il ne sait rien du jour où tu vas y aller, ni de l’heure, et c’est pourtant ce qui fait qu’un même parcours se vit de deux façons.
MoguWind prend ton GPX et calcule le vent tronçon par tronçon, à l’heure où le modèle estime que tu passeras à chaque endroit. Il part de ta vitesse moyenne et la module avec la pente, donc une bosse recule l’heure de passage et une descente l’avance.
La prévision porte sur sept jours, les trois premiers étant nettement plus fiables. Sur une boucle, le comparateur de sens montre les deux versions côte à côte, et c’est souvent là que se décide dans quel sens tu vas la rouler.
Le reste du sujet est regroupé dans nos guides de planification de parcours.
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