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Créer un parcours vélo, les décisions qui comptent vraiment

Tracer une ligne sur une carte est la partie facile. Ce qui fait une bonne sortie, ce sont les trois ou quatre décisions que tu prends autour de cette ligne.

Créer un parcours vélo, les décisions qui comptent vraiment

Créer un parcours vélo tient en trois clics sur n’importe quelle carte moderne. Tu poses un départ, tu poses une arrivée, l’outil suit les routes et te rend une distance et un dénivelé.

Le fichier est prêt. La sortie, pas encore. Entre les deux il reste des choix qui ne se voient pas sur le tracé et qui décident de la tête que tu auras au kilomètre 70.

Quelle distance pour ton parcours vélo

Le piège classique consiste à tracer ce qui a l’air joli puis à regarder combien ça fait. On termine avec 30 kilomètres de plus que prévu, parce qu’une boucle qui passe par le village d’à côté ne coûte rien à dessiner.

Pose le chiffre d’abord. Une sortie de trois heures à 25 de moyenne fait 75 kilomètres, et la moyenne descend vite dès que le dénivelé monte. Trace vers cet objectif, quitte à couper une boucle en deux.

Le dénivelé mérite le même traitement. Mille mètres sur 80 kilomètres n’a rien à voir avec mille mètres sur 140, et le total seul ne te dit pas laquelle des deux va te coûter cher.

Créer un parcours vélo sans rien installer

Toutes les cartes de planification fonctionnent de la même manière. Tu cliques pour poser des points, l’outil relie en suivant les routes, et tu déplaces un point si le chemin proposé ne te plaît pas.

Sur plan.moguwind.com, tu le fais depuis la page d’accueil, sans créer de compte. Le compte ne sert qu’à retrouver tes parcours plus tard, et rien ne t’oblige à en ouvrir un pour tracer et regarder.

Un détail d’affichage qui aide plus qu’il n’en a l’air. La ligne du parcours est grise, volontairement. Le vert et le rouge sont réservés à autre chose, et tu comprends pourquoi dès que tu les vois apparaître.

Sur quel vélo tu vas rouler ce parcours

Les planificateurs calculent l’itinéraire selon un profil, et le profil change tout. En route, l’outil évite les chemins. En VTT ou en gravel, il les cherche, et une boucle de 40 kilomètres peut passer de deux heures à trois et demie sans que la distance bouge.

Vérifie ce réglage avant de tracer plutôt qu’après. Un parcours calculé en profil route puis roulé en gravel t’envoie sur du bitume tout du long, et l’inverse te fait traverser des sentiers que tu n’avais pas prévus.

Le dénivelé annoncé dépend du même réglage. Deux outils qui suivent des chemins différents ne peuvent pas donner le même total, et aucun des deux ne se trompe.

Ton parcours vélo en boucle ou en aller-retour

La boucle est plus agréable à rouler et plus difficile à préparer. L’aller-retour est moins varié mais tu sais exactement ce qui t’attend au retour, puisque tu viens de le faire dans l’autre sens.

La vraie différence est ailleurs. Sur un aller-retour, tout ce que tu prends de face à l’aller, tu le prends dans le dos au retour, et l’inverse. Sur une boucle, ça dépend entièrement du sens dans lequel tu la roules et de l’heure à laquelle tu y es.

C’est pour ça que la plupart des cyclistes font toujours leur boucle dans le même sens sans savoir exactement pourquoi. Ils ont essayé les deux une fois, et l’un des deux était plus dur.

Trace ton parcours et regarde le vent que tu auras dessus, en dix secondes et sans t’inscrire.

Crée ton parcours dans MoguWind Plan →

Choisir le sens et l’heure de départ

Un parcours n’est pas une chose fixe. Le même tracé, le même jour, se roule très différemment à huit heures et à seize heures, parce que le vent tourne et forcit dans la journée.

MoguWind calcule ce que tu vas prendre tronçon par tronçon, à l’heure où le modèle estime que tu passeras à chaque endroit. Il part de ta vitesse moyenne et la module avec la pente, donc une bosse retarde l’heure de passage et une descente l’avance. Le vert et le rouge de la carte sortent de là.

Le comparateur de sens répond à la question de la boucle. Tu vois les deux versions côte à côte et tu choisis. Sur certaines journées l’écart est anecdotique, sur d’autres il vaut vingt minutes.

Deux limites à connaître. La prévision va jusqu’à sept jours, mais les trois premiers sont nettement plus fiables que les suivants. Et l’outil qui cherche la meilleure heure regarde les prochaines vingt-quatre heures seulement, en écartant les créneaux où la nuit tomberait avant la fin.

Enregistrer ton parcours vélo pour le réutiliser

Un parcours enregistré ne périme pas. Il reste dans ton compte et le vent, lui, se recalcule à chaque fois que tu l’ouvres.

C’est là que le compte prend son sens. Avec cinq ou six parcours rangés, tu ne traces plus rien le samedi soir. Tu les ouvres l’un après l’autre et tu regardes lequel tombe bien demain.

Le lien public d’un parcours ne périme pas non plus, ce qui suffit pour l’envoyer au groupe sans que personne ait à installer quoi que ce soit.

Emporter le parcours sur le compteur

Une fois le tracé arrêté, il faut encore qu’il arrive sur le guidon. Le fichier GPX est la monnaie d’échange, et le chemin dépend de ton appareil.

Le détail est dans notre guide pour importer un GPX sur Garmin, et si le fichier te vient de quelqu’un d’autre, celui pour ouvrir un fichier GPX traite les cas où il refuse de s’ouvrir.

Le reste du sujet est regroupé dans nos guides de planification de parcours.

Keep reading about la planification de parcours avec le vent.