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Col du Galibier à vélo, le vent au-dessus de 2000 mètres

Le Galibier ne se joue pas sur la pente. Il se joue sur les cinq derniers kilomètres, là où il n’y a plus rien pour t’abriter.

Col du Galibier à vélo, le vent au-dessus de 2000 mètres

Le col du Galibier à vélo culmine à 2 642 mètres. C’est ce chiffre qui décide de tout, et pas les pourcentages.

Au-dessus de 2 000 mètres il n’y a plus d’arbres. Plus d’arbres, plus d’abri : le vent arrive tel quel, sans rien pour le casser, sur un cycliste qui monte à dix à l’heure et qui a déjà une heure et demie dans les jambes.

Les deux versants du Galibier ne sont pas le même col

Par Valloire, depuis le Télégraphe. Dix-huit kilomètres à 6,9 % de moyenne, mais la moyenne ment beaucoup ici. Les douze premiers kilomètres montent dans une vallée relativement fermée. Les six derniers sortent au-dessus de la limite des arbres et c’est un autre monde.

Par le Lautaret, depuis Briançon. Plus court, huit kilomètres et demi, mais tu démarres déjà à 2 058 mètres. Tu es à découvert du premier au dernier mètre. Il n’y a pas de partie abritée, il n’y a que le col.

Si le vent est fort, ces deux montées ne se préparent pas pareil. Par Valloire tu as douze kilomètres pour gérer et six pour encaisser. Par le Lautaret tu encaisses tout de suite, sur des jambes fraîches, ce qui est parfois un avantage.

Regarde le vent de ta montée avant d’y aller, heure par heure.

Ouvre le col dans MoguWind Plan →

Où le col du Galibier se joue vraiment

C’est la partie dont tout le monde parle et que presque personne ne prépare autrement que « ça va faire mal ».

La route sort du bois, la pente remonte vers 8 à 9 %, et l’orientation change plusieurs fois sur les derniers lacets. Tu peux passer de vent de dos à vent de face en trois cents mètres, à un moment où tu n’as plus de marge pour t’adapter.

L’altitude n’aide pas. L’air est moins dense, donc la résistance aérodynamique est un peu plus faible, mais ta puissance disponible baisse davantage. Le calcul ne joue pas en ta faveur.

Il y a un autre effet, moins connu : à découvert, le vent est plus régulier qu’en vallée. Pas de bâtiment, pas de haie, pas de bosquet pour créer des trous. Ça veut dire que tu ne récupères jamais, alors qu’en bas tu avais des respirations.

Pourquoi le vent du Galibier n’est pas celui de la vallée

C’est le piège. Tu regardes la météo à Valloire, il fait beau et il n’y a pas un souffle. Mille mètres plus haut, ce n’est pas le même régime : moins de relief pour freiner l’air, et souvent une composante que la vallée ne voit pas du tout.

Un col de cette altitude se regarde à son altitude. C’est pour ça que le calcul se fait sur les points de ta trace et pas sur une prévision de commune. Les données viennent de Open-Meteo, qui publie en ouvert les modèles numériques européens.

Comment préparer la montée du Galibier

Charge la trace dans le planificateur avec ton heure de passage réelle au sommet, pas ton heure de départ. Sur le Galibier par Valloire, entre le pied du Télégraphe et le sommet, il peut se passer deux heures et demie. Le vent de 9 h ne te dit rien de ce que tu prendras à 11 h 30.

Le Profil de vent te donne les cinq derniers kilomètres séparément des treize premiers. C’est le seul endroit où regarder.

Si tu enchaînes le Télégraphe, pense à le charger dans la même trace. Les deux cols se suivent mais ne s’orientent pas pareil, et le Télégraphe est nettement plus abrité.

Descendre le Galibier avec du vent, le vrai sujet de sécurité

Descendre le Galibier avec du vent de travers est un vrai sujet, pas un détail de confort. Les rafales au-dessus de 50 km/h sur une route à découvert, en descente, avec des roues à profil, ça déporte. Si le planificateur t’annonce ça, ce n’est pas le jour.

Regarde les rafales et pas la moyenne. Un vent moyen de 25 km/h avec des pointes à 55 est plus dangereux qu’un vent constant de 40, parce que c’est l’écart qui surprend.

Quelle est la meilleure période pour monter le Galibier ?

Le col ouvre en général de fin mai à octobre selon l’enneigement. En juillet et en août tu as la meilleure fenêtre météo, mais aussi le plus de monde et les orages d’après-midi. Juin et septembre sont plus calmes, avec un air souvent plus stable le matin.

Le Galibier après l’effort, ce que dit le Bilan du vent

Si tu montes avec le champ de données MoguWind sur ton compteur GPS, tu retrouves après coup le Bilan du vent dans Garmin Connect : un indice de −100 à +100 qui résume si la journée a été plutôt de face ou plutôt de dos.

Sur un col, ce chiffre se lit autrement que sur une sortie plate. Une montée se fait dans une seule direction générale, donc le bilan tend vers un extrême au lieu de s’équilibrer. Un Galibier à −60 te dit que tu as vraiment travaillé, et que ton temps ne se compare pas à celui d’un jour calme.

C’est utile surtout si tu montes le col plusieurs fois dans l’année. Deux ascensions à la même puissance moyenne avec vingt minutes d’écart s’expliquent presque toujours par là.

Quels autres cols préparer de la même façon ?

Le même traitement existe pour l’Alpe d’Huez et pour le col du Tourmalet, et le reste est dans nos guides de cols et de parcours.

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